Haïti
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| Repiblik Ayiti (ht) | |||||
| République d'Haïti (fr) | |||||
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| Devise nationale : Liberté - Égalité - Fraternité[1] | |||||
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| Langue officielle | Français et créole haïtien | ||||
| Capitale |
Port-au-Prince |
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| Plus grande ville | Port-au-Prince | ||||
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Forme de l’État - Président de la République - Premier ministre |
République René Préval Jean-Max Bellerive |
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Superficie - Totale - Eau (%) |
Classé 142e 27 750 km2 1,9 |
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Population - Totale (2008) - Densité |
Classé 89e 9 776 206 hab. 352,3 hab./km2 |
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Indépendance - Date |
De la France 1er janvier 1804
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| Gentilé |
Haïtien(ne)s
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| IDH (2007) |
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| Monnaie |
Gourde (HTG)
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| Fuseau horaire | UTC -5 | ||||
| Hymne national | La Dessalinienne | ||||
| Domaine internet | .ht | ||||
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Indicatif téléphonique |
+509
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Haïti, officiellement la République d'Haïti, est un pays des Grandes Antilles occupant le tiers occidental de l'île d'Hispaniola (28 000 km2 environ). Sa capitale est Port-au-Prince.
Haïti devint en 1804 la première république indépendante de population majoritairement noire après la Révolution haïtienne (1791-1803) qui conduisit l'armée de Napoléon Bonaparte à abandonner l'île. Haïti est aussi le seul pays francophone indépendant des Caraïbes, et un des deux pays francophones d'Amérique du Nord (avec le Canada).
Sommaire[masquer] |
Géographie [modifier]
Le territoire d'Haïti est principalement constitué par la partie occidentale de l'île d'Hispaniola que l'on nomme également « Terre haute ou montagneuse », à laquelle vient s'ajouter un certain nombre d'autres îles et archipels tels que : La Gonave, l'Île de la Tortue, Les Cayemites, l'Île-à-Vache et La Navase.
Le relief de la « Terre montagneuse » est généralement constitué de montagnes escarpées avec de petites plaines côtières et des vallées. La partie centrale et l'Est forment un grand plateau d'altitude. Le principal fleuve Haïtien est l'Artibonite.
La plus grande ville est la capitale Port-au-Prince avec 2 millions d'habitants, suivie du Cap-Haïtien avec 800 000 habitants.
Le climat est tropical. La saison des pluies s'étend d'avril à juin et d'octobre à novembre. Le pays subit régulièrement des précipitations importantes et des ouragans. L'ouragan Jeanne qui a ravagé Haïti en septembre 2004 s'est soldé par un bilan provisoire de plus de 1160 morts et 1250 disparus. Les effets de la tempête aggravent les conditions de vie déjà difficiles de ce pays : 170 000 personnes manquent de nourriture et d’eau, et les bananiers ont été en grande partie détruits par le cyclone, alors que le pays avait déjà souffert des pluies diluviennes en mai 2004 qui avaient entraîné le décès de 1220 personnes.
Évolution du nom du pays [modifier]
Chez les Taïnos, Ayiti signifiait Terre des hautes montagnes[2] ou La montagne dans la mer[3].
Lorsque les Français, provenant de l'île de la Tortue vers la Grande Terre, occupèrent la partie occidentale de l'île d'Hispaniola, ils francisèrent le nom en usage chez les Espagnols « Santo Domingo » en Saint-Domingue. De 1630 à 1664, ce nom resta informel jusqu'à ce que Colbert incorpore la colonie de Saint-Domingue à la Compagnie des Indes Occidentales. Le nom de Saint-Domingue sera confirmé par les traités de Ryswick (1697) et de Bâle (1795) pour désigner la partie occidentale (pars occidentalis), qui, durant cette période coloniale française, fut aussi surnommée la « perle des Antilles ».
Le 1er janvier 1804, en déclarant l'indépendance du pays, Dessalines lui redonne le nom taino d'origine, Haïti-Bohio-Quisqueya, en honneur à ce peuple amérindien.
Haïti est le nom donné, en français, à l'ensemble de l'îleréf. à confirmer : [3],[4].
En créole, le pays est appelé Ayiti.
Histoire [modifier]
Arrivée des Européens et colonisation [modifier]
Les peuples de culture Arawak, Caraïbes et Taïnos occupaient l'île avant l'arrivée des Espagnols (Christophe Colomb le 5 décembre 1492). Il la nomma Hispaniola). Leur nombre était estimé à la fin du XVe siècle à 100 000.
Les Espagnols exploitèrent l'île pour son or. Les Amérindiens refusant de travailler dans les mines furent massacrés et réduits en esclavage ; les rares personnes qui réussirent à s’échapper trouvèrent refuge dans les montagnes et furent marginalisées et fortement paupérisées. Les maladies infectieuses arrivées avec les Européens firent des ravages ; les mauvais traitements, la dénutrition et la baisse de natalité firent le reste : la population indigène fut décimée en quelques décennies.
Les Espagnols furent alors amenés à faire venir d'Afrique des esclaves noirs déportés. Dès 1517, Charles Quint autorisa la traite des esclaves.
La partie ouest d’Hispaniola dépourvue de minerai fut vite négligée par les colons espagnols qui la laissèrent vide. Des boucaniers français s'y installèrent, malgré plusieurs expéditions militaires espagnoles. Au XVIIe siècle, sous l'autorité du cardinal de Richelieu, l'installation française s'institutionnalisa. L'île de la Tortue, au nord ouest d'Hispaniola, devient le siège de la flibuste. Ces aventuriers gagnèrent peu à peu la « Grande terre » : en 1654, ils créèrent la première ville de la future Saint Domingue : Petit-Goave. Le premier gouverneur de la colonie fut Bertrand d’Ogeron, nommé en 1665. Sachant se faire accepter des flibustiers, il organisa la colonisation par la venue de français qui s'engageaient à travailler 3 ans avant de devenir propriétaires de terres (ils s'appelaient les « 36 mois »). Il favorisa la plantation de tabac. Ainsi, il sédentarisa une population de boucaniers et de flibustiers peu portée à accepter l’autorité royale jusqu'aux années 1660. Bertrand d’Orgeron attira aussi des colons de Martinique et de Guadeloupe.
Mais en 1670-1690 intervint la crise du tabac et un grand nombre de places furent abandonnées. Les rangs de la flibuste grossirent, les pillages, comme ceux de Vera Cruz en 1683 ou de Campêche en 1686, devinrent nombreux et Jean-Baptiste Colbert, Ministre de la Marine, ramena l’ordre en prenant un grand nombre de mesures. Il transféra le gouvernement à Port-de-Paix en 1676. Il encouragea la création de plantations de l’indigo et de la canne à sucre. Le premier moulin à sucre fut créé en 1685. Enfin, il réglementa l'esclavage en préparant le Code noir (qui fut promulgué en 1685, après sa mort). L'ensemble donna l'essor économique à la colonie.
À la suite du traité de Ryswick de 1697 et à l'accession au trône d'Espagne d'un petit-fils de Louis XIV, les espagnols renoncèrent à contester la souveraineté de la France sur le tiers occidental de l'île. La France officialisa le nom de Saint-Domingue, pour cette partie. C’est alors que vinrent de France de nombreux colons qui développèrent les plantations ou travaillèrent dans celles-ci. De 1713 à 1787, 30 000 français vinrent grossir le nombre des colons présents dans la partie ouest de l’île.
Les guerres éclatèrent en Europe et se prolongèrent sur les mers jusqu’aux Antilles et aux Caraïbes. En 1756, le commerce était paralysé. Un grand nombre de colons et leurs familles quittèrent Saint-Domingue pour la Louisiane, où ils s’installèrent dans des Postes établis par la France et administrés par des militaires.
Vers 1790, Saint-Domingue, était devenue la colonie française la plus riche de toute l'Amérique grâce aux profits immenses de l'industrie sucrière et de celle de l’indigo générés par le travail des esclaves. Des dizaines de milliers d'Africains avaient été amenés comme esclaves pour faire fonctionner ces industries. Leur sort était juridiquement encadré par le code noir, mais, dans les faits, ils subissaient des traitements souvent pires que ceux dudit code. Leur nombre (400 000) était dix fois plus élevé que celui des blancs.
Révolte et indépendance [modifier]
La Révolution française entraîna de graves bouleversements sociaux dans les petites Antilles comme à Saint-Domingue. Le plus important fut la révolte des esclaves qui aboutit en 1793 à l'abolition de l'esclavage par les commissaires civils Sonthonax et Polverel, (décision avalisée et généralisée à l'ensemble des colonies françaises par la Convention six mois plus tard).
Toussaint Louverture, nommé gouverneur par la France, après avoir rétabli la paix, chassé les Espagnols et les Anglais qui menaçaient la colonie, rétablit la prospérité par des mesures audacieuses. Il alla cependant trop loin en promulguant une constitution autonomiste et Napoléon Bonaparte, sous l'influence des Créoles (Français – et Espagnols – nés sur l’une des îles des Antilles, plus tard en Louisiane aussi) et des négociants, envoya une expédition de 30 000 hommes sous les ordres de son beau-frère le général Leclerc. Il avait pour mission de démettre Louverture. Mais, après quelques victoires, l'arrestation et la déportation de Toussaint Louverture, les troupes françaises commandées par Rochambeau finirent par être battues à la bataille de Vertières par Jean-Jacques Dessalines.
Au terme d'une double bataille pour la liberté et l'indépendance, remportée par d'anciens esclaves sur les troupes de Napoléon Bonaparte, l'indépendance du pays fut proclamée le 1er janvier 1804. Le nom de Haïti fut donné au pays.
Haïti était devenu le premier pays au monde issu de l'abolition de l'esclavage.
Instabilité [modifier]
Dessalines se fit proclamer gouverneur à vie par ses troupes. Il fit exécuter les blancs restés sur l'île et gouverna en despote. Il fut assassiné le 17 octobre 1806. Le pays se partagea alors entre un royaume au nord, dirigé par Henri Christophe et une république au sud, dirigée par Alexandre Pétion.
Puis le président Jean Pierre Boyer fit réunifier ces deux parties et conquit la partie est de l'île.
Le 11 juillet 1825, le roi de France Charles X menaça de reconquérir l'île et envoya une flotte de 14 vaisseaux. Boyer dut signer un traité selon lequel la France ne reconnaissait l'indépendance du pays qu'en échange d'une indemnité de 150 millions de francs-or (la somme sera ramenée en 1838 à 90 millions de francs).
Une longue succession de coups d'État suivit le départ de Jean Pierre Boyer. Le pouvoir ne cessa d'être contesté par des factions de l'armée, les élites mulâtre et noire, et la classe marchande, maintenant composée de grand nombre d'étrangers (Allemands, Américains, Français et Anglais). Le pays s'appauvrit, peu de ses chefs d'État se préoccupant de son développement. Dès que le pouvoir se fragilisait, des révoltes armées se déclenchaient, entretenues par les candidats à la succession. Au début du XXe siècle, le pays était en état d'insurrection quasi-permanente.
Les États-Unis occupèrent l'île de 1915 à 1934. Par la suite, de 1957 à 1986, les Duvalier
régnèrent en dictateurs. Ils avaient
mis en place le système de délation et d'escadrons de la mort dits Tonton Macoute. De nombreux haïtiens
s'exilèrent, notamment aux États-Unis et au Canada.
L'ancien prêtre Jean-Bertrand Aristide remporta les élections de décembre 1990. Son mandat débuta le 7 février 1991, mais un coup d'État mené par Raoul Cédras et des militaires soutenus par la bourgeoisie d'affaires le renversa dès le mois de septembre. En 1994, il fut rétabli au pouvoir sous la pression de l'administration de Bill Clinton (qui menaça d'une intervention militaire) à la condition qu'il renonçât à récupérer les années perdues lors de l'intermède militaire. Il quitta alors la présidence en 1995 et fut réélu en 2000. Après plusieurs mois de manifestations populaires et de pressions exercées par la communauté internationale, plus particulièrement par la France et les États-Unis, Aristide fut emmené en exil par des militaires des États-Unis, le 29 février 2004, lorsque des forces armées constituées d'opposants et d'anciens militaires qui contrôlaient le nord du pays menaçaient de marcher sur la capitale Port-au-Prince.
Boniface Alexandre, président de la Cour de cassation, assura ensuite le pouvoir par intérim. En février 2006, suite à des élections marquées par des incertitudes sur le décompte des bulletins de vote, et grâce à l'appui de manifestations populaires, René Préval, proche d'Aristide et ancien président de la République d'Haïti entre 1995 et 2000, fut élu.
Le 12 janvier 2010, un tremblement de terre de magnitude 7 frappe l'ouest d'Haïti. Il est suivi d'une trentaine de secousses. Il aurait fait plus de 100 000 morts selon le premier ministre haïtien[5].
Récapitulatif historique [modifier]
- 1492 : Débarquement dans l'île par les Européens ayant à leur tête Christophe Colomb.
- 1517 : autorisation de la traite des Africains par Charles Quint.
- 1630 - 1640: Arrivé des pirates, des flibustiers et des boucaniers sur l'île de la Tortue
- 1650 - 1660: arrivée des premiers colons français.
- 1685 : promulgation du Code noir par Louis XIV.
- 1685 : création du premier moulin à sucre.
- 1697 : séparation de l'île entre France et Espagne, suite au traité de Ryswick.
- 1713 - 1787 : Arrivée de 30 000 colons français embarqués à Bordeaux, France.
- 1790 : Assemblée coloniale par les colons blancs.
- 1791 : révolte des esclaves.
- 1793 : affranchissement des esclaves de Saint-Domingue par les commissaires Sonthonax et Polverel.
- 1794 : abolition générale de l'esclavage par la Convention.
- 1801 : promulgation d'une constitution propre à Saint-Domingue par Toussaint Louverture.
- 1802 : Paix d'Amiens avec l'Angleterre. Expédition du général Leclerc à Saint-Domingue.
- 1804 : indépendance d'Haïti.
- 1826 : reconnaissance de l'indépendance par la France contre une indemnité de 150 millions de francs-or.
- 1847 : Faustin Soulouque est élu président par le sénat.
- 1859 : coup d'État de Nicolas Geffrard
- 1915-1934 : occupation américaine.
- 1957 : élection de François Duvalier à la présidence de la République.
- 1971 : Jean-Claude Duvalier succède à son père le 22 avril 1971.
- 1986 : fuite et exil de Jean-Claude Duvalier (7 février 1986).
- 1988 : Leslie Manigat porté au pouvoir suite aux élections organisées par l'armée (7 février 1988 - 20 juin 1988).
- 1988 : coup d'État d'Henri Namphy (20 juin 1988 - 18 septembre 1988).
- 1988 : coup d'État de Prosper Avril (18 septembre 1988 - 10 mars 1990).
- 1990 : intérim d'Ertha Pascal-Trouillot (18 mars 1990 - 7 février 1991).
- 1990 : élection de Jean-Bertrand Aristide (victime d'un coup d'État le 30 septembre 1991, il revint au pays le 15 octobre 1994 pour finir son mandat après trois ans d'exil).
- 1996 : élection de René Préval (7 février 1996 - 7 février 2001).
- 2001 : 2e mandat de Jean-Bertrand Aristide.
- 2004 : démission et exil forcé de Jean-Bertrand Aristide. Mise en place d'un gouvernement ad interim.
- 2004 : Boniface Alexandre devient président provisoire (du 29 février au 14 mai 2006)
- 2006 : nouveau mandat de René Préval.
- 2008 : le Premier ministre Jacques-Édouard Alexis est démis de ses fonctions par une motion de censure du Sénat, suite aux émeutes de la faim.
- 2008 : quatre cyclones ont ravagé le pays et causé d’énormes dégâts matériels aux infrastructures routières et au secteur agricole.
- 2010 : 12 janvier (16h53 heure locale): tremblement de terre majeur dans la région de Port-au-Prince (7.0 sur l'échelle de Richter) et répliques de 5.9 (+7 min) puis 5.5 (+12min). Le premier ministre déclare plus de 100 000 morts.Mort des Ministres de la Justice, de l'Economie et du Tourisme dans l'effondrement du palais présidentiel: le président et le premier ministre en réchappent de peu. La mission de l'ONU est dévasté par l'écroulement de son quartier général en Haïti: plus de 150 casques bleus dont le chef de mission sont morts ou portés diparus.
Langues [modifier]
Langues officielles [modifier]
Le créole haïtien est la langue parlée par tous les Haïtiens.
L´anglais est aussi largement parlée. Haïti fait partie de la Francophonie et en est membre depuis le début de la création de l'organisation internationale de la communauté de langue française. Si Haïti est un pays francophone, la majorité de ses habitants parlent le créole haïtien, langue locale à base lexicale française. Les deux langues officielles d'Haïti sont le créole haïtien et le français.
Haïti et la Francophonie [modifier]
La France avait pu avoir le soutien de la délégation haïtienne à la Conférence de San Francisco, en 1945, dans son combat sans merci auprès des pays du Sud pour obtenir leur soutien et imposer le français comme langue de travail dans toutes les activités de l'Organisation, nouvellement créée.
Sur le plan international, l'entrée d'Haïti à l'Union panaméricaine, l'actuelle O.E.A. (Organisation des Etats américains), a permis au français de devenir l'une des langues officielles de travail de cet organisme ; et que lors de la fameuse conférence de Bretton Woods, où l'utilisation du français comme langue de travail à l'Organisation des Nations Unies naissante ne fut décidée que par une voix de majorité, Haïti avait voté en faveur de cette décision[6].
Haïti fut membre fondateur de l'Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), lors de sa création le 20 mars 1970.
Dans chaque chef-lieu de département, il existe une Alliance française. Dans la plupart des cas, les locaux sont offerts par la Municipalité et des bénévoles haïtiens collaborent au rayonnement culturel de l'Alliance française.
Politique [modifier]
Haïti est une république. Le droit de vote est accordé à tous les citoyens de plus de 18 ans.
Le pouvoir législatif est exercé par deux chambres : le Sénat et la Chambre des Députés. Le chef de l’exécutif est le président de la république René Garcia Préval. Le chef du gouvernement est le premier ministre Jean-Max Bellerive.
Le premier ministre ne peut être renvoyé par le président mais peut être interpellé par le sénat et renvoyé après vote par ce dernier[7].
Départements [modifier]
Haïti est divisée en 10 départements :
Il existe aussi ce qui est couramment appelé le 11e département, représentant les quelques deux millions d'Haïtiens vivant à l'extérieur du pays : la diaspora haïtienne.
Économie [modifier]
80% des Haïtiens vivent en dessous du seuil de pauvreté et 54% dans la pauvreté la plus abjecte. À cause de la déforestation accélérée, Haïti reste un pays vulnérable aux catastrophes naturelles. En 2008, quatre cyclones ont ravagé le pays et causé d’énormes dégâts matériels aux infrastructures routières et au secteur agricole. En octobre 2008, le congrès américain a voté la loi HOPE II (Hemispheric Opportunity through Partnership Encouragement), opportunité hémisphérique à travers un partenariat d’encouragement, pour permettre aux produits manufacturiers, particulièrement le textile d’avoir accès sans tarif douanier au marché américain. Les transferts d’argent de la diaspora demeurent une importance source de devise, représentant un quart du produit intérieur brut et deux fois la valeur des exportations. Haïti souffre d’une inflation élevée et d’un manque d’investissement à cause de l’insécurité, des infrastructures limitées et d'un déficit commercial important. Le gouvernement dépend de l’aide internationale pour financer en partie le budget. Plus d'un Haïtien sur quatre est sous-alimenté, soit 1,9 million de personnes, selon un rapport du conseil national de la sécurité alimentaire (CNSA) haïtien. Le taux de chômage atteint plus de 65% de la population active.L’agriculture emploie plus de deux tiers de la population en âge de travailler. Ce sont des fermes de subsistance, de dimensions restreintes, où le café, le cacao, le sisal, le coton, les mangues constituent les principales exportations. L’explosion démographique et le manque de compétitivité par rapport aux produits importés ont affaibli considérablement ce secteur, dont la production se trouve de plus en plus destinée au marché intérieur avec des produits tel le mais, le riz, les fruits. La capitale, Port-au-Prince, concentre les activités industrielles ; les principales productions sont les composants électroniques, le textile et les balles de baseball. Les programmes sociaux établis par le gouvernement sont limités, en dépit d’une nette augmentation en 2009. Certaines agences offrent des pensions de retraite et des allocations pour les accidents du travail. L'accès aux emprunts est faible, 2% du crédit du système bancaire finance le secteur agricole et le développement rural.
L'encyclopédie de l'Agora (Haïti) PAPDA (platforme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif), Haïti:reponses et alternatives au programme d'ajustement structurel 14 novembre 2005[8],[9],[10]
Démographie [modifier]
Éducation [modifier]
Culture [modifier]
| Date | Nom français | Nom local |
|---|---|---|
| 1er janvier | Jour de l'indépendance | JOUDLAN |
| 2 janvier | Jour des Aïeux | |
| 7 février (tous les cinq ans) | Investiture du Président élu | |
| 7 avril | Mémoire de Toussaint Louverture, précurseur de l'indépendance | |
| 1er mai | Jour de l'Agriculture et du Travail | |
| 18 mai | Fête du Drapeau et de l'Université | |
| 27 juin | Notre-Dame du Perpétuel Secours, patronne d'Haïti | |
| 15 août | Notre-Dame de l'Assomption | |
| 17 octobre | Mémoire de Jean-Jacques Dessalines, père de la Nation | |
| 1er novembre | Tous les Saints | |
| 2 novembre | Commémoration des Fidèles défunts | Fête des morts |
| 18 novembre | Bataille de Vertières, dernière bataille de la guerre de l'indépendance | |
| 25 décembre | Nativité de Jésus-Christ |
Codes [modifier]
Haïti a pour codes :
Bibliographie [modifier]
- Paul Butel, Histoire des Antilles Françaises XVIIe - XXe siècle, Perrin 2002 ISBN 2-262-01540-6
- Jack Claude Nezat The Nezat And Allied Families 1630-2007 Lulu 2007 ISBN 978-2-9528339-2-9, ISBN 978-0-615-15001-7
Références [modifier]
- ↑ Article 4 de la Constitution de la République d'Haïti : « La devise nationale est : Liberté - Égalité - Fraternité. »
- ↑ Articles Saint-Domingue, Hispaniola et Haïti du Dictionnaire universel d'histoire et de géographie par Marie-Nicolas Bouillet, édition de 1878, disponible sur le site de gallica [archive]
- Petit Robert des noms propres – Édition 2007.
- ↑ Nouveau petit Larousse illustré — Édition 1932, Grand Larousse encyclopédique — Édition de 1962, Le Petit Larousse illustré — Édition 2005
- ↑ http://edition.cnn.com/2010/WORLD/americas/01/13/haiti.earthquake/index.html [archive]
- ↑ Haïti et la Francophonie [archive]
- ↑ Le nouvelliste Haïti, 25 octobre 2009.
- ↑ Le nouvelliste Haïti [archive], 16 octobre 2009
- ↑ L'encyclopédie de l'Agora (Haïti) [archive]
- ↑ CIA World Factbook (Haïti) [archive]
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Histoire de la colonie de Saint-Domingue
- Île de la Tortue
- Histoire de l'Île de la Tortue
- Liste des chefs d'État d'Haïti
- Liste de personnalités d'origine haïtienne
- Liste de catastrophes naturelles à Haïti
Liens externes [modifier]
- Catégorie Haïti de l’annuaire dmoz
- Dossier Haïti Sur le portail humanitaire
- (fr) Une banque de données sur Haïti et une bibliographie commentée
- Fiche Haïti avec statistiques et cartes
- Chroniques haïtiennes, vie quotidienne dans le Plateau central rapportée en textes, photos et vidéos par les journalistes de la chaîne francophone TV5monde Pascal Priestley et Guillaume Gouet
- Tremblement de terre du 12 janvier 2010 en Haïti